"La communication, matrice sociale de la psychiatrie" (G. Bateson et J. Ruesch)
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Les évolutions récentes du modèle de Palo Alto - telles qu’elles sont formalisées dans le Diagnostic Opératoire Systémique et Stratégique (DOSS) – permettent aujourd’hui de traiter, de façon brève et efficace, la plupart des problèmes psychologiques et relationnels : phobies diverses, angoisses, attaques de panique, troubles obsessionnels compulsifs, dépressions, hypocondrie, problèmes sexuels, phobies d’impulsion, jalousie morbide, problèmes de couple, de relations entre parents et enfants, etc. La thérapie systémique et stratégique peut aussi apporter une aide efficace aux patients psychotiques sous traitement médicamenteux (ou pas!) ainsi qu’à leurs familles (paranoïa, bouffées délirantes, schizophrénie, bipolarité…)
Jean-Jacques Wittezaele reçoit :
- A Paris, 132, rue La Fayette, Paris 10e
- A Stoumont (Belgique), 59, Xhierfomont
Remarque : il est possible d’envisager un suivi par Skype lorsque la situation le permet.
Contacts et rendez-vous : voir ci-dessous.
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« Si tu veux voir, apprends à agir » a dit Heinz von Fœrster, et il en va de même pour la thérapie ou le coaching stratégique. Pour s’approprier une méthode d’intervention, il est nécessaire de la mettre en pratique, et les erreurs font partie du processus d’apprentissage. C’est quand nous sommes confrontés à une difficulté que nous pouvons percevoir nos lacunes, nos limites, nos œillères, et… apprendre à les dépasser ! Comment progresser, comment tirer les leçons de l’expérience pour augmenter les choix possibles ? C’est là que la supervision prend tout son sens, en tant que processus de régulation permettant de développer les compétences à la fois techniques, relationnelles et communicationnelles des intervenants.
Jean-Jacques Wittezaele propose des supervisions à son domicile de Stoumont (Belgique) ou par Skype (qui permet une économie de temps et une plus grande souplesse horaire) au tarif de 100 € / heure.
Contacts et rendez-vous : voir ci-dessous.
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Jean-Jacques Wittezaele propose de transmettre son expérience de plus de 30 années de pratique de thérapie systémique et stratégique, de pragmatique de la communication et de résolution de problèmes relationnels. Fondées tant sur son expérience de terrain que sur sa maîtrise théorique et méthodologique de l’approche de Palo Alto et de ses dernières évolutions, ces journées de formation sont abondamment illustrées de cas concrets et d’extraits de séances de thérapie et de résolution de problèmes filmés.
(2 ou 3 journées, au choix)
Vous souhaitez connaître l’approche systémique et stratégique, apprendre à repérer les logiques de fonctionnement des différents troubles mentaux, à utiliser un mode de questionnement stratégique, à comprendre comment le thérapeute détermine les tâches thérapeutiques adéquates pour traiter les différents problèmes psychologiques ou relationnels ? Vous souhaitez découvrir la façon dont le thérapeute utilise le diagnostic opératoire (DOSS) à travers des exemples concrets et des séances filmées du traitement de troubles et de symptômes divers : phobies, attaques de panique, TOC, dépressions, hypocondrie, paranoïa, délires, hallucinations, troubles alimentaires et sexuels, enfants opposants, problèmes de couple… ?
Formé directement par Paul Watzlawick, John Weakland et Dick Fisch, les maîtres de l’Ecole de Palo Alto, et par Giorgio Nardone, le thérapeute de génie du Centre de Thérapie Stratégique d’Arezzo, Jean-Jacques Wittezaele, créateur du DOSS, propose de vous initier à cette méthode de thérapie, brève et efficace, en vous présentant des extraits de séances filmées à Liège et Paris.
Cette initiation peut se faire sur 2 ou 3 journées. La 3e étant plus spécialement consacrée aux problèmes relationnels de couple ou de difficultés familiales, notamment problèmes de relation parents/enfants ou parents/adolescents. Le contenu des journées peut être adapté aux demandes spécifiques des personnes ou des services intéressés.
Pour qui ?
Tout groupe de personnes ou organismes s’occupant de personnes en difficultés psychologiques en Belgique, France (métropolitaine et Outre-mer) ou Suisse : services de psychiatrie, centres de santé mentale ou tout autre service à vocation thérapeutique.
Coût ?
1.500 € la journée + les frais (déplacement, hôtel, repas)
Contacts et informations complémentaires : voir ci-dessous.
(2 journées de formation)
L’Ecole de Palo Alto a montré que la communication n’est pas seulement le vecteur d’un contenu à transmettre mais qu’elle influence directement le comportement des interlocuteurs. Cette pragmatique de la communication a permis de mettre en évidence – et de pouvoir déjouer ! - les pièges qui peuvent compliquer les échanges interpersonnels et les faire évoluer vers des problèmes relationnels : harcèlement, conflits, résistance au changement, perte d’autorité…
Comment mieux faire passer les messages ? Comment désamorcer un conflit interpersonnel ? Comment remobiliser une équipe ? Comment gérer le comportement d’un collaborateur « difficile » ?… Ces 2 journées permettront de trouver des réponses concrètes à ces questions, de repérer les enjeux relationnels, d’éviter le risque de paradoxes aux conséquences paralysantes, de s’initier aux stratégies de communication efficace, de poser les problèmes de façon opérationnelle et de disposer d’outils concrets de résolution de problèmes relationnels.
Pour qui ?
Cette formation peut être utile à tout groupe de personnes, à toute équipe, à tout organisme confronté à des difficultés de communication. Pour une plus grande efficacité, le formateur propose d’adapter la formation au contexte spécifique des personnes concernées. Il peut s’agir d’un service de psychiatrie, d’une équipe de travailleurs sociaux, d’un département d’entreprise, d’une école ou encore d’un groupe d’enseignants…
Où ?
Dans les locaux mis à disposition par l’organisme ou le service concerné, en Belgique, en France ou en Suisse.
Coût ?
1.500 € la journée + les frais (déplacement, hôtel, repas)
Contacts et informations complémentaires : voir ci-dessous.
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1. The « Psychotic Factor »
Depuis assez longtemps, je suis intéressé par ce qui fait la nature de la différence entre les patients « habituels » et les « psychotiques ».
Je ne sais pas si cette différence — d’ailleurs souvent ressentie (comme on parle d’une température ressentie en météo !) plutôt qu’avérée selon des critères précis — est de nature physique (un problème dans les neurones ou les neurotransmetteurs, par exemple) ou si elle est (aussi?) de nature psychologique. Dans cette dernière hypothèse, on ne comprend pas exactement l’interaction entre la personne et son contexte qui pourrait entraîner pareil « effondrement » ou « perte des repères habituels » qui permettent une vie sociale correcte.
Après un survol des positions des chercheurs, je trouve que rien n’est vraiment convaincant en termes de relation causale d’ordre biochimique. On évoque beaucoup de corrélations mais, de mon point de vue, celles-ci permettent surtout aux chercheurs de justifier leurs hypothèses. Bref, je pense que dans ce domaine extrêmement sensible (étant donné l’impact social des symptômes de certains patients, notamment les comportements très paranoïaques, les voix, les hallucinations ou encore les crises de violence…) la réaction actuelle est surtout sécuritaire et que, en tout cas pour les psychiatres traditionnels disons, la réponse est avant tout d’essayer de trouver des combinaisons de molécules qui peuvent arrêter ou faire baisser l’intensité émotionnelle et les symptômes les plus spectaculaires ou potentiellement dangereux. Et je comprends bien cette réaction car, effectivement, il s’agit aussi de protéger les patients et leur entourage.
Ceci dit, il arrive aussi fréquemment que les symptômes diminuent en intensité mais que la « structure » (ce n’est peut-être pas le terme le plus approprié) de pensée et de comportements reste pratiquement intacte. J’ai moi-même rencontré pas mal de patients sous médication nier d’abord leurs symptômes mais retombant dans les mêmes schémas dès qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils ne redoutent pas une augmentation des doses de médicaments.
Grâce à la thérapie systémique et stratégique (là encore, d’autres approches sont sans doute possibles), nous disposons d’outils thérapeutiques efficaces pour traiter certains symptômes qui sont « spectaculaires », comme le fait d’être le jouet de « voix », de partir dans un emballement d’interprétations paranoïaques, de lutter contre les phases dépressives, etc. Cela n’implique pas que nous soyons aujourd’hui capables de traiter des « psychotiques » en leur permettant de retrouver une vie autonome et responsable.
Je suis pour ma part convaincu qu’il est possible d’atteindre des résultats cliniques probants à partir d’une approche systémique et stratégique, d’une part, et surtout d’éviter une « chronicisation (?) » de l’état des patients ou alors une sorte de « renoncement » ; dans de tels cas, les patients finissent pas s’adapter à une rythme de vie débarrassé des contraintes de la vie sociale (les malades mal élevés comme les appelait Jay Haley) et retirent une sorte de bénéfices secondaires dont ils se contentent finalement. Je pense que le fait d’être soignés principalement par des médicaments les rend passifs et donc de moins en moins enclins à se lancer dans un travail psychothérapeutique.
Je ne sais pas ce qu’il en est dans les diverses institutions psychiatriques de France, de Belgique et de Suisse, mais, en tout cas, dans certains hôpitaux psychiatriques parisiens, le premier réflexe (et unique après 2 mois) des médecins lors de l’admission d’un patient présentant des symptômes potentiellement « psychotiques » (délires, hallucinations, conduites asociales, etc.), c’est de trouver la médication qui va calmer les symptômes. Je pense malheureusement que cela ne facilite pas la prise en charge future et colore immédiatement la relation complémentaire entre patient et psychiatre. En effet, n’étant pas du tout concerné par le traitement (c’est le psychiatre qui sait !), le patient réagit immédiatement par de l’opposition contre le mode de traitement et, du coup, fait passer son problème à l’arrière-plan. Pour moi, le patient se bat alors contre la psychiatrie plutôt que pour sa santé et la résolution de ses problèmes. Problèmes qui sont bien réels d’ailleurs. Bien que je ne partage pas la vision biochimique de l’approche médicale, je ne suis pas du tout pour une approche antipsychiatrique. Il y a encore beaucoup de choses à dire et à faire après la théorie de la double contrainte. Pour ma part, si Bateson a pu cerner des doubles contraintes systémiques, je pense qu’on n’a pas assez formalisé les paradoxes individuels dans lesquels peuvent se mettre eux-mêmes certains patients. Et surtout, on n’a pas assez travaillé les aspects individuels de ce type de troubles avec une vision systémique et stratégique, c’est-à-dire responsabilisante, pragmatique et constructiviste, en partant de la réalité du patient, même psychotique.
2. Le projet : « Pour une approche écologique de la schizophrénie et autres troubles psychotiques »
Tel qu’il se présente aujourd’hui, ce projet comporte plusieurs volets :
1.- Un recueil de témoignages directs de patients, de familles et de proches des patients sur les conditions d’apparition des premiers symptômes et les réactions (tentatives de solution) qu’ils ont engendrés.
Ceci afin de pouvoir dégager d’éventuelles constantes que ce soit au niveau du fonctionnement des familles, des antécédents familiaux, ou des réactions apportées. Les patients qui accepteront de répondre aux questions seront également interrogés sur les conditions d’apparition des premiers symptômes, sur leur arrivée en psychiatrie, sur leurs impressions quant aux soins prodigués, sur le type de soins qu’ils auraient souhaité recevoir, sur leur opinion concernant leur avenir et leur intégration sociale et sur ce qui leur paraît nécessaire pour atteindre ces objectifs. Le questionnement partira de la façon dont les patients voient leur réalité mais sera aussi « logique », mettant en évidence, le cas échéant, les lacunes ou les décalages entre les objectifs et les moyens mis en œuvre pour les atteindre.
2. Une étude de type « anthropologique » auprès des patients considérés comme « psychotiques » au sein d’une ou plusieurs institutions psychiatriques.
Il s’agira de mener une sorte d’étude anthropologique, donc sans visée directement thérapeutique, de la façon dont les patients étiquetés psychotiques vivent non seulement leurs conditions de vie en institution, la relation avec leurs familles et leurs proches mais aussi la vision qu’ils ont de leur état de « malades » et leurs espoirs pour l’avenir.
Cette enquête sera structurée par un questionnaire – qui sera soumis au préalable aux soignants - construit de façon à les amener à parler de ce qui les a conduits à l’hôpital, de la façon dont leurs proches (famille bien sûr, mais aussi amis) ont réagi, comment ils vivent leur traitement et la vie en institution, et surtout la façon dont ils envisagent leur vie future. Les questions seront réalistes et responsabilisantes, à la manière du questionnement stratégique.
L’objectif affiché serait « une enquête visant à améliorer la qualité de la prise en charge », ce qui est le cas. Personne ne serait forcé d’y répondre, bien sûr, mais il faudrait que le chercheur, moi en l’occurrence, soit présent sur place pendant la journée et durant une semaine au moins, afin de créer un contexte rassurant, et pour que tout le monde ait le temps de se faire à ma présence. Je leur garantirai aussi l’anonymat des réponses. On pourrait aussi envisager d’y passer certaines nuits.
3. Rendu à l’équipe de l’institution
Toutes les observations et les résultats de l’enquête seront présentés au personnel intéressé.
Remarque : il ne s’agit pas de chercher à dénigrer la psychiatrie sur des bases idéologiques, mais de trouver des pistes de traitements psychologiques aussi efficaces que possible pour ces patients « différents ». Et aussi de dégager des pistes pour faciliter les relations entre patients et personnel soignant.
Xhierfomont, 59 • B - 4987 Stoumont
+32 496 54 56 86